Mini projet environnemental Biofilia


Comme indiqué dans notre lettre d’information estivale de cette année, nous avons financé au cours de l’été une étude environnementale « mini-Biofilia » en collaboration avec la municipalité.  Vous trouverez ci-dessous un résumé des conclusions préliminaires des deux scientifiques qui ont mené l’étude. Voici la publication du rapport final

En raison de la pandémie, l’année en cours est inhabituelle sur le plan environnemental : lorsqu’il y a moins de bateaux et de gens, les fosses septiques sont moins utilisées pour traiter les eaux usées et ainsi de suite. Le tout s’est traduit par moins d’indicateurs de dégradation de l’environnement que les mesures précédentes (consultez les détails ci-dessous). Il s’agit peut-être d’une incidence positive de la pandémie! Toutefois, à long terme, les changements climatiques, le réchauffement de la température de l’air et de l’eau, les bateaux plus gros, l’augmentation du nombre de chalets et de leur taille, et ainsi de suite auront une incidence sur le phytoplancton (des algues microscopiques) et la transparence de l’eau (encore une fois, veuillez consulter les détails ci-dessous) et entraînera une dégradation de l’environnement.

Le phosphore est naturellement présent dans l’eau, mais sa concentration augmente fortement en raison de l’activité humaine. Sa présence influence directement la croissance du phytoplancton. Jusqu’à présent, les données recueillies indiquent que le taux de phosphore a diminué de 20 % comparativement aux taux des deux dernières années, ce qui constitue un résultat positif qui est peut-être attribuable à une diminution de l’activité humaine.

Au cours de l’été, une équipe de six adolescents bénévoles ont mesuré le périphyton, c’est-à-dire les algues qui se trouvent au fond du lac près de la rive, et les ont comparées aux résultats recueillis en 2009 dans le cadre de l’étude Biofilia. Encore une fois, les résultats sont positifs : l’épaisseur de la couche de périphyton (ou d’algues) a diminué de 33 %. La pandémie pourrait-elle y être pour quelque chose?

Indépendamment de l’étude en cours, Jean-Louis a remarqué, au cours des trois dernières années, une baisse importante de la visibilité à la profondeur de la thermocline, c’est-à-dire la zone de transition située entre 5 et 7 m de profondeur entre les eaux plus chaudes de la surface et celles, plus froides, des profondeurs. À cet endroit, l’eau est trouble. Cette année, le phénomène était de moins en moins évident au fur et à mesure que la saison avançait. Il s’agit de bonnes nouvelles. La pandémie y est-elle aussi pour quelque chose?

Les cyanobactéries, que l’on appelle aussi les algues bleues, sont des bactéries qui sont ordinairement présentes dans l’eau du lac et qui sont presque toujours inoffensives. Le taux de cyanobactéries a été mesuré à la profondeur de la thermocline et s’est avéré assez concentré tout comme les taux de phosphore. Des tests ont révélé qu’il n’y avait presque pas de toxines et que l’eau était potable une fois filtrée et bouillie.

Compte tenu de la réduction des activités humaines attribuable à la pandémie, les résultats de cette année sont pour la plupart plutôt positifs. Il se pourrait que la situation constitue une anomalie, et l’association envisage sérieusement de refaire certaines parties de l’étude l’année prochaine ou plus tard lorsque les activités au Lac-des-Seize-Îles seront revenues à la normale.

Le plan de conservation réalisé par BIOFILIA en 2012

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